UneQue s’est-il exactement passé dans la nuit du 30 au 31 août 2013 à la Présidence du Faso ? L’ex-soldat Romuald Tuina, sous mandat d’arrêt, donc activement recherché par les services de sécurité, a-t-il réellement pénétré dans l’enceinte de la Présidence et «tiré, à l’arme lourde, sur la résidence du chef de l’Etat» comme l’ont prétendu, dans un premier temps, de hauts responsables militaires ? Selon un communiqué officiel, lu, au lendemain des événements par le substitut du Procureur, le présumé assaillant a «tenté de tromper la vigilance d’une sentinelle et s’était attaqué à un poste de garde du camp Naba Koom II du Régiment de sécurité présidentielle». Il a alors été abattu «au cours d’un échange de tirs», précise le communiqué. Mais comment se fait-il que le service des pompes funèbres ait été invité à enlever sa dépouille à Pissy, un quartier situé à des kilomètres de la Présidence, et non à l’endroit où les tirs sont supposés avoir eu lieu ? Cet ex-militaire, qui était, pendant plusieurs années, membre du Régiment de sécurité présidentielle, a-t-il bénéficié de complicités ? L’instruction du dossier est terminée. Le Tribunal militaire va

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Monsieur-Salifou-NEBIEIl devait en principe être à son domicile aux environs de 19h 30 mn. Mais curieusement, il s’est retrouvé sur la route de Saponé. Dans une zone obscure. Il n’avait pas l’habitude de conduire la nuit. Et ne pouvait pas quitter la ville de Ouaga, à cette heure-là, sans se faire accompagner. Sans raison valable non plus. Comment le magistrat Nébié s’est-il alors retrouvé à l’endroit où il a été tué ? Un piège lui a été, à coup sûr, tendu. La thèse de

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bfLe Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques, né après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons, le 13 décembre 1998, à Sapouy, avait dressé une liste de personnes tuées dans des conditions très troubles. Cette liste a été, au fur et à mesure, actualisée. La situation fait froid au dos. Trop de meurtres, trop de crimes, trop d’assassinats au pays des hommes intègres. Le 24 mai dernier, la mort atroce du magistrat Salifou Nébié a allongé la liste. Beaucoup d’autres citoyens burkinabè (que le Collectif contre l’impunité n’a pas pu répertorier) ont été tués dans des circonstances non encore élucidées. Il est temps que le Burkina se regarde dans la glace et arrête cette escalade violente. Car si l’on continue dans cette lancée, la paix tant vantée par les dirigeants de notre pays ne sera, en réalité, qu’une «paix des cimetières», si ce n’est déjà le cas. Voici la liste noire de 106 personnes…

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ombretracLe climat semble de plus en plus «pourri» au «pays des hommes intègres». Depuis la mort très suspecte du magistrat Salifou Nébié, le 24 mai dernier, des tracts circulent dans la ville de Ouagadougou. En des termes très virulents, ils s’en prennent au régime Compaoré. Et condamnent, «avec la dernière énergie», ce qu’ils qualifient d’ «assassinat» d’un «digne fils du pays, Salifou Nébié, juge constitutionnel, haut magistrat, parent des uns et ami des autres». Cet «énieme crime ne peut pas rester impuni», tranche (nt), catégorique (s), l’auteur ou les auteurs du tract. Le document, intitulé «Révélation active, Axe 1», décliné en communiqué N° 001, 002 et 003…, dénonce le «silence assourdissant (du gouvernement, Ndlr) sur ce forfait au Conseil des ministres du 28 mai 2014», le tout premier tenu après la mort du juge Nébié. Il parle aussi d’une «rencontre clandestine» qui aurait eu lieu entre certains membres du pouvoir et d’une probable arrestation de certains leaders de l’opposition.

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bc miloSe souvient-il de ce qu’il avait dit il y a 27 ans ? Après le coup d’Etat du 15 octobre 1987, Blaise Compaoré avait affirmé qu’il n’avait pas l’intention de s’accrocher au pouvoir. Mais trois décennies plus tard, il est toujours dans le gros fauteuil de président du Faso. Il a même l’intention de s’accrocher davantage au pouvoir en faisant sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. Combien d’années passera-t-il finalement au pouvoir ? Voici ce qu’il avait dit à notre confrère Jeune Afrique, en 1987, peu après son accession au pouvoir.

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Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a dû refaire ses calculs. Il avait prévu d’infliger une «correction cinglante» à l’opposition le 14 juin prochain, en faisant une démonstration de force populaire au Stade du 4-Août. «Nous voulons remplir le stade pour montrer à l’opposition que notre force de frappe est inégalée», confie un haut responsable du parti. Le 31 mai dernier, les partis membres du Chef de file de l’opposition (CFOP) avaient organisé un «grand meeting» dans le même stade et avaient brandi un carton rouge au Président Compaoré pour lui dire «Monsieur le Président, vous ne pouvez pas rebélotter en 2015. Terminus ! Descendez et laissez la place à quelqu’un d’autre». Les opposants ont été catégoriques: «Il n’y aura pas de

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Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) n’entend pas se faire humilier par le parti au pouvoir. Il sait que s’il rate le tournant de 2015, la suite de son aventure politique sera une vraie galère. Il a donc décidé de déployer des équipes dans toutes les localités du pays. Une date butoir a été fixée pour terminer la mise en place des structures du parti. Tout devrait être fin prêt au plus tard le 30 juin. «Les structures nationales, régionales, provinciales, départementales, communales, et même des secteurs et des villages, mais aussi à l’extérieur» devraient être véritablement opérationnelles à cette date. Commencera alors un autre défi. La marche cadencée vers la présidentielle. La stratégie de campagne est en train d’être peaufinée dans les «laboratoires politiques» du parti.

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Il se passe des choses pas claires au Conseil d’Etat. Le président de cette juridiction, Venant Ouédraogo, devait être admis à la retraite depuis le 17 mai dernier. Mais il est toujours à son poste. Lors de l’audience solennelle de sa prestation de serment et de son installation, à laquelle le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a assisté, les réquisitions lues publiquement était bien claires: «Venant Ouédraogo, nommé Président du Conseil d’Etat par décret N° 2012-517/PRES/PM/MJ du 15 juin 2012, (…) est né le 17 mai 1951». Il a donc atteint l’âge de la retraite depuis le 17 mai 2014. Du coup, dans le milieu de la Justice, on s’interroge sur la légalité des actes qu’il pose depuis cette date. Le Conseil

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hop bcQue sont devenus les riverains de l’hôpital Blaise Compaoré déguerpis le 14 avril dernier ? «Où voulez-vous qu’on aille ? Nous n’avons pas d’autres solutions que d’occuper encore des espaces vides», avait déclaré Noëlie Nikiéma, ulcérée par le ronronnement du buldozzer venu raser les habitations. Mais le problème, c’est que les habitants déguerpis se sont rabattus sur le premier terrain qu’ils ont trouvé. Ils risquent encore d’être déguerpis. Car il ne s’agit pas d’un «espace vide» comme le dit Noëlie. L’espace en question, entièrement borné, a déjà été attribué à l’entreprise BTM pour la

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Somkinda Traor DG CNSSFaut-il avoir confiance à la Cour des comptes ou à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat ? Cette question, de nombreux citoyens se la posent. Une affaire de cinq milliards de francs CFA, puisés dans les cotisations sociales des travailleurs, illégalement octroyés par des responsables de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) à la Société burkinabè de crédit automobile (SOBCA),

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