Mandat du Président ? Non, jamais !

Blaise 01

Les cartes se sont brouillées. Dès le 5 février, il y avait de l’électricité dans l’air. Le CDP, chef de file de la majorité présidentielle, a dû taper du poing sur la table. Et demander la suspension immédiate des travaux. Le parti avait constaté, dans les documents des médiateurs, des choses pas claires: le Président Compaoré a pris des «engagements» en totale contradiction avec les positions défendues par ses principaux soutiens, le CDP et la FEDAP/BC (Voir Courrier confidentiel N° 52). La tension est aussi montée d’un cran le 10 février, à la reprise des travaux. L’opposition avait exigé que la majorité présidentielle soit mandatée par le chef de l’Etat avant qu’elle n’entame toute négociation. Mais Zéphirin Diabré et son staff n’auront pas gain de cause. Selon des sources dignes de foi, le Président Compaoré a décidé de ne délivrer aucun mandat. Le médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, après s’être trituré les méninges face à cette situation cruciale, a finalement trouvé une parade. Il vient d’adresser une correspondance au chef de file de l’opposition. Voici le contenu.

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«Il y a parmi vous des faucons et des colombes»

Jean-Baptiste O

Que va-t-il se passer à la rencontre du 10 mars ? Les médiateurs réussiront-ils à concilier les positions des deux parties ? Question à multiples inconnues. Déjà, le 5 février dernier, ils ont émis de sérieuses inquiétudes: «Nous avons noté une fermeté certaine des deux camps à défendre, chacun, bec et ongles, ses positions au détriment de l’autre. D’où la gravité de la situation qui risque d’empoisonner, si l’on n’y prend garde, le climat politique au point de compromettre et la paix sociale, et la stabilité que notre pays connaît en ce moment». Leur trajectoire ? La voici : «Il n’y a que deux alternatives de solutions logiques pour un consensus: soit les deux articles restent en l’état (ni modification de l’article 37 relatif à la limitation des mandats, ni modification de l’article 78 relatif au Sénat) et chaque partie marque un point; soit les deux articles sont modifiés et chaque partie marque, également, un point». Mais il n’y a pas que ça. Nous avons retrouvé la note introductive du médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, lors de la rencontre à huis clos du 5 février. Voici, en intégralité, ce qu’il a dit aux représentants de l’opposition.

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La CENI sera-t-elle prête ?

Il y a de grosses inquiétudes dans certains milieux politiques. Selon des sources dignes de foi, des manœuvres souterraines sont en train d’être menées pour que la «période transitoire» de deux ans, souhaitée par le Président Compaoré au terme de son mandat actuel (Voir document des médiateurs dans CC N° 52 du 10 février), soit effective. Le médiateur en chef, Jean-Baptiste Ouédraogo, et son staff, avaient déjà donné le ton. «Ce que la médiation attend de l’opposition, disent-ils, c’est un signal fort pour prouver sa volonté et son engagement à décrisper la situation. Ce signal fort peut être: l’adoption de mécanismes qui pourraient ménager une sortie honorable à Monsieur le président du Faso, l’ouverture d’une transition démocratique apaisée au terme de son mandat constitutionnel, des garanties de sécurité…». Et comme l’opposition a farouchement rejeté cette période transitoire de deux ans, il va falloir trouver une alternative. Selon nos sources,

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Saran Sérémé bientôt au MPP ?

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Les réglages sont faits. Et le pacte devrait être rendu officiel pendant le premier congrès ordinaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), les 29 et 30 mars, à Ouagadougou. La présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC), Saran Séré/Sérémé, déposera, selon des sources concordantes, ses valises dans le nouveau parti dirigé par Roch Marc Christian Kaboré. Mais pas seulement elle. Cette «dame de fer», qui a démissionné, avec fracas, du parti au pouvoir en septembre 2012, rejoindra les nouveaux démissionnaires du CDP avec

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Malick Sawadogo et Fidèle Kientéga négocient leur entrée au MPP

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«L’accord de principe a été donné», confie un haut responsable du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Sauf changement de dernière minute, deux des récents démissionnaires de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) seront bel et bien présents au premier congrès ordinaire du MPP, prévu pour fin mars. L’ancien député Malick Sawadogo qui a claqué la porte du parti, le 14 février dernier, va rejoindre le camp des

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Ces chefs d’Etat roulent-ils pour le MPP ?

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Dans la haute sphère du MPP, c’est devenu une habitude. On n’hésite pas à appeler certains chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine par le terme «camarade». «Ce sont nos amis; cela ne souffre d’aucune contestation», confie l’un des responsables du MPP. Et vous savez de qui il s’agit ? Voici la «short list»

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Le CDP perd la face !

Echec et mat pour le CDP dans l’arrondissement 4 de Ouagadougou ! Les résultats provisoires des élections municipales partielles du 23 février 2014 ont dû surprendre, amèrement, les leaders du Congrès pour la démocratie et le progrès. Car en pleine campagne électorale, le parti majoritaire, par la voie de son principal candidat, Zakaria Sawadogo, affichait des ambitions démesurées pour cette reprise des votes : 20 conseillers élus sur 20 candidats présentés. C’est de bonne guerre en politique. Et pour réaliser ce score, les premiers responsables du parti ont déployé les plus gros moyens matériels et financiers, question de satisfaire à

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«Notre milieu est fréquenté par des ministres, des P-DG, et d’autres grands types !»

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Combien sont-ils les homosexuels vivant au Burkina ? Bien malin qui saura répondre par le vrai chiffre. Mais selon certains acteurs du milieu, rien qu’à Ouagadougou, il y a plusieurs centaines. Ils fréquentent certaines boîtes de nuit et certains restaurants huppés. Ils y rencontrent leurs clients et leurs «âmes sœurs». En raison des stéréotypes et du regard de la société, ils sont obligés de vivre leur statut dans la plus grande discrétion. Mais nous avons réussi à rencontrer l’un d’entre eux. Sous le couvert de l’anonymat, il a accepté de répondre aux questions de Courrier confidentiel. C’est un garçon, mais il choisit comme nom d’emprunt «Aurélie» ! Il dit être bachelier avec deux années d’études supérieures inachevées en marketing. Sa profession officielle ? Revendeur d’articles féminins (chaussures, sacs à mains, vêtements, etc.). Il présente un physique visiblement efféminé, élancé, mince, à la peau claire, avec une voix très fine, des cheveux défrisés. Nous l’avons rencontré le 16 janvier dernier à son domicile, sis quartier Patte d’Oie, 12e arrondissement de Ouagadougou. Le jeune gay s’est présenté à nous avec des chaussures féminines et une gestuelle nonchalante. Si bien que nous avons d’abord voulu avoir le cœur net sur le sexe dont il se réclame. Interview exclusive.

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Chemin de croix judiciaire

Le feuilleton EROH/BIB est une parfaite illustration de la complexité et de la lenteur dans les procédures judiciaires au Burkina Faso. L’affaire est en souffrance dans les tiroirs de la Cour d’appel de Ouagadougou depuis le 18 mai 2007, lorsque, par arrêt N°105, la Chambre commerciale de la Cour d’appel a condamné la BIB à payer à EROH, la somme de 3 milliards 181 millions 195 mille 432 francs CFA. Deux semaines après sa signature, cet arrêt est attaqué par la BIB qui

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