Gros mensonge ?

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Que s’est-il passé le 30 août, vers 22h 30 mn, à la Présidence du Faso ? L’ex-militaire du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), Romuald Tuina, a-t-il réellement tiré sur la résidence du Président ? «Non», répond, catégorique, une source interne à la Présidence. A-t-il fait exploser une soute de carburant, puis un groupe électrogène ? Comment a-t-il pu s’introduire dans ce «temple du pouvoir» gardé par une armada de soldats estimée à près de 1500 personnes ? Combien de morts y a-t-il eu au total ? Enquête au cœur du palais de Kosyam.

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«J’ai reçu une balle dans la cuisse»

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«Allo ! C’est Courrier confidentiel ? (…) S’il vous plaît, je souhaite vous rencontrer. C’est sur moi que le militaire Romuald Tuina a tiré en février 2012. Je suis dans une situation compliquée et je souhaite vous en parler». Nous voici donc en face de Robert Bassono, le gérant du maquis Freedom. Il a vécu, en direct, un véritable cauchemar dans la nuit du 20 au 21 février 2012. Et il s’en souvient, comme si c’était hier. Mais il n’y a pas que ça.

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Voici le document confidentiel du Comité de suivi

Blaise compaoreeeeee

Les lois votées par l’Assemblée nationale, depuis la modification de la Constitution le 11 juin 2012, sont-elles légales ? Peut-elle continuer de légiférer en l’absence du Sénat ? Cette question taraude les esprits. Pendant sa session extraordinaire, tenue du 23 au 31 août, à l’invitation du président du Faso, le Comité de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des réformes politiques a mis en place une commission spéciale qui a passé au crible cette question brûlante. Voici, en exclusivité, les résultats de leurs travaux.

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«Le Sénat est inutile, inopportun et budgétivore»

Kam Guy Herv

«Un Homme économiquement rationnel se pose la question suivante lorsqu’il veut faire une dépense : qu’est-ce que cette dépense m’apportera que je n’ai pas sans elle ? Si l’on accepte de se poser la même question à propos du Sénat, alors il sera facile de comprendre que sa mise en place est un luxe que la situation de pauvreté du Burkina Faso n’autorise pas». Parole de Me Guy Hervé Kam, avocat à la Cour. Et il ne s’arrête pas là.

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Quand le ministre Yé se mord les doigts !

bongnessan arsne Y

La publication d’un large extrait du «rapport d’étape circonstancié sur l’opérationnalisation du Sénat» dans notre édition spéciale du 2 septembre a dû troubler le sommeil du ministre chargé des réformes politiques, Bongnessan Arsène Yé. Il a fait une sortie fracassante sans avoir vraiment pris la peine de lire notre journal.

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Tractations souterraines

Ombre humaine

Les manœuvres souterraines ont commencé. Le parti au pouvoir fait des mains et des pieds pour faire céder certains leaders de l’opposition et les amener à adhérer à la dynamique de mise en œuvre du Sénat. Selon des sources dignes de foi, quelques leaders ont été individuellement contactés. De même que des responsables syndicaux et d’organisations de la société civile. «On finira par s’entendre», avait annoncé, le 7 septembre, le Secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Assimi Kouanda. Si le schéma actuel est maintenu, certains pourraient avoir

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Le dossier CNSS sur la table des juges

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L’affaire avait fait grand bruit lorsque la Cour des comptes a publié son rapport 2006. De hautes personnalités de l’Etat, parmi lesquelles des ministres et des ambassadeurs, avaient pris des villas avec la Caisse nationale de sécurité sociale sans pour autant respecter les clauses contractuelles. Les textes étaient pourtant clairs : le non-respect d’une des clauses entraîne l’annulation du contrat. Mais des «gourous» de la république (Paramanga Ernest Yonli, Boureima Badini, Filippe Savadogo, et bien d’autres) ont violé le contrat signé de leurs propres mains sans qu’il y ait de sanction. Le Premier ministre de

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40 jours de prison pour 29 travailleurs 

La Société burkinabè des filières alimentaires (SBFA), productrice d’eau minérale sous le label «Barajii», a fait la Une de l’actualité juridique en cette période de grandes vacances. 29 travailleurs de cette société ont passé 40 jours en détention, en attendant un procès qui a fini par les condamner avec sursis. A l’origine, un scandale financier portant sur 120 millions de francs CFA. Décryptage.

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