generalCertains responsables de la police étaient bien au courant qu’un coup d’Etat se tramait. En avril 2015, un témoin, qui a assisté à plusieurs réunions de préparation du putsch, est allé les voir avec des preuves concrètes : des enregistrements, des photocopies de chèques et d’autres éléments très édifiants. Il a voulu faire œuvre utile en dénonçant les putschistes. Mais après l’avoir auditionné, des officiers de police, qui affirment avoir agi au nom de leurs supérieurs, ont tenté d’étouffer l’affaire. Ils l’ont rejoint à son domicile et l’ont subtilement conseillé de «mettre fin à ses déclarations, de détruire les enregistrements et de quitter Ouagadougou». Ils ont ensuite récupéré son passeport et lui ont dit de se préparer, car il allait quitter, «cette nuit-là», le Burkina Faso. Du coup, les faits se sont accélérés. Dans l’après-midi, il a reçu un billet d’avion Ouaga-Istanbul, de l’argent liquide et une carte visa approvisionnée. Mais à l’heure du vol, il n’était pas à l’aéroport. Il s’est enfui. Des hommes ont été mis à ses trousses. Et jusqu’aujourd’hui, il vit en cachette. La situation est de plus en plus intenable. Sa conscience l’a tellement grondé qu’il a décidé de parler : «Je ne veux pas mourir avec une telle charge sur ma conscience. J’avoue que ma vie n’est plus tranquille ; les événements dont j’ai été témoin ou dans lesquels j’ai été impliqué, directement ou indirectement, ne font que me ronger, me torturer, de jour comme de nuit», affirme-t-il. Il a donc décidé de changer de cap, quelles que soient les conséquences : «Le moment est venu pour moi de me libérer, de dire toute la vérité, même si c’est au prix de ma vie. Je ne veux plus garder de secret pour faire plaisir à des gens». Voici, de façon détaillée, ce qu’il nous a dit.

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mi17La tentative de coup d’Etat de septembre 2015 continue de livrer ses secrets. Le 19 septembre, l’hélicoptère MI 17, immatriculé 9001, est allé chercher, sur instruction des hauts responsables du RSP, sept caisses de grenades SP 71 à Niangoloko, localité située près de la frontière ivoirienne (Voir CC N° 99 du 10 janvier 2016). Mais aussi une grosse valise dont le contenu n’a pu être formellement identifié sur place par les membres de l’équipage. Peut-être à l’exception d’un seul, le chef du Service administratif et financier du RSP, le Capitaine Gaston Ouédraogo. Nous avons finalement réussi à percer le mystère.

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attaqC’était prévisible. Sauf qu’on ne savait pas exactement à quel moment cela se produirait. Les services de renseignements suivaient particulièrement, depuis la chute de Blaise Compaoré, les traces de certains présumés jihadistes. Mais trop de menaces se sont cumulées au fil des mois.

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sankaraLa balle est dans le camp du juge d’instruction du cabinet N°1 du Tribunal militaire. Les ayants droit de feu Thomas Sankara lui ont adressé une demande de contre-expertise des analyses ADN pratiquées sur le corps supposé de l’ex-président du Faso. Si le juge chargé de l’enquête accède à cette requête, la nouvelle expertise pourrait être effectuée dans un laboratoire basé à Genève, en Suisse, dénommé

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bougmaL’ex-ministre de la Sécurité, Jérôme Bougouma, incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) depuis le 18 août 2015, pour des faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite présumés, est gravement malade. Il a été plusieurs fois évacué d’urgence dans une

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boulevarLe chantier de bitumage du «boulevard Président Blaise Compaoré» est en état d'abandon depuis la déchéance de l'ex-président du Faso dont il porte le nom. Pourtant, en 2013, les travaux avaient démarré sur les chapeaux de roue. L'enveloppe allouée aux travaux dépasse la barre de 7 milliards 647 millions de francs CFA. Mais les camions-bennes, les citernes et autres bulldozers ont déserté le chantier depuis l'insurrection populaire d’octobre 2014. Que s'est-il passé ? Eléments de réponse…

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