ADAMA ZONGO2L’ex-président de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC), Adama Zongo, voulait, à tout prix, que la tentative de coup d’Etat réussisse. Il a dû jubiler lorsque le 16 septembre, le Général Diendéré et ses hommes ont pris en otages le Président Kafando, le Premier ministre Zida, le ministre de l’Habitat, René Bagoro, et celui de la Fonction publique, Augustin Loada. Sa joie a dû être davantage intense quand, par la suite, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), animé par une folie meurtrière d’accaparer le pouvoir, a fait crépiter les armes. Cet homme, par ailleurs ex-maire de la commune de Tanghin-Dassouri, incarcéré à la MACO le 8 avril dernier pour «faux et usage de faux en écriture publique, escroquerie et corruption», croyait enfin venue l’heure de la délivrance. Il a adressé, le 20 septembre, quelques jours après le déclenchement de la tentative de coup d’Etat, une lettre au RSP pour lui exprimer «toute (sa) loyauté et (son) soutien indéfectible». Et il n’est pas allé avec le dos de la cuiller. Il a demandé, sans détours, aux putschistes de «traquer les responsables politiques du MPP, surtout pour les faire quitter le pays»: «Je parle de Roch, Simon et Salif principalement», précise-t-il, de façon radicale, à la première page de la correspondance. Et vous croyez que c’est tout ? Non ! Il faut «neutraliser, dit-il, certains responsables du CNT, en premier lieu leur Président Chériff Sy». Mais il n’y a pas que ça ! Voici, de façon détaillée, le contenu de la lettre.

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GUILLAUME SOROLe président du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, est entre trois feux ! Il traîne déjà, aux pieds, le gros boulet de la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. Gbagbo et ses partisans se battent, bec et ongles, pour que les juges de la Cour pénale internationale (CPI) le convoquent. Et voilà que récemment, alors qu’il est en visite en France, la Justice de ce pays a troublé son sommeil en lui balançant, droit dans les yeux, un «mandat d’emmener». Même s’il a quelque peu échappé, la menace pèse sur lui comme une épée de Damoclès. Le prochain épisode pourrait être enclenché par le juge chargé de l’enquête sur la tentative de coup d’Etat au Burkina Faso. Selon nos sources,

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Blaisessss cL’ex-président du Faso, Blaise Compaoré, est empêtré dans plusieurs dossiers judiciaires. Selon des témoins qui font la navette entre Ouaga et Abidjan, l’ancien patron du palais de Kosyam se prépare à toutes sortes d’éventualités. Des avocats français ont été

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francoisLe drame de Sapouy colle sans doute à la peau de François Compaoré. Le rapport de la Commission d’enquête indépendante (CEI) met le frère cadet de l’ex-chef de l’Etat en mauvaise posture. Grâce à l’insurrection populaire de 2014, des avocats ont brandi au juge d’instruction des «éléments nouveaux», des pièces retrouvées à

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jugesLa mort du Juge Théophile Nana est-elle liée à l’assassinat présumée du juge constitutionnel Salifou Nébié ? L’enquête vient de commencer. Les officiers de police judiciaire sont en train d’explorer plusieurs pistes. S’agit-il d’un empoisonnement ? D’un suicide ? D’un assassinat ? Ou peut-être encore d’une mort naturelle ? Questions pour le moment sans réponse. Mais dans les milieux de la Justice, nombreux sont ceux qui estiment qu’il s’agit d’une «mort suspecte». Et en la matière, on ne peut s’empêcher de feuilleter la correspondance que le Juge Nana, chargé de l’instruction de l’affaire relative à la mort, le 24 mai 2014, du juge Salifou Nébié, a adressée, le 24 juin 2014, au Procureur du Faso. Il s’était montré réticent dans la conduite de ce dossier. Sentait-il une menace particulière ? Ou s’est-il simplement limité aux arguments juridiques développés dans sa correspondance pour demander à être dessaisi du dossier ?

Voici un large extrait de ce qu’il avait dit au Procureur : «Monsieur le Procureur,

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