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tombe de Thomas sankaraLe juge d’instruction du cabinet N°1 du Tribunal militaire, François Yaméogo, est en train de donner un coup de pouce au dossier Thomas Sankara. Ce 9 avril, il a fait mettre la supposée tombe de l’ex-président du Faso sous scellés. Des militaires, composés essentiellement de gendarmes, sont postés à l’entrée du cimetière.

Alerté par un habitant de la zone, nous nous y sommes rendus dans l’après-midi, mais les gardiens des lieux nous ont gentiment signifié que la prise de photos n’était pas autorisée. Aucune raison n’a cependant été avancée. «Est-ce que d’habitude vous nous voyez ici ? Si on est là aujourd’hui, c’est parce qu’il y a quelque chose ; mais nous ne pouvons pas vous dire de quoi il s’agit», tranche l’un d’entre eux. Pas la peine d’insister. Il ne dira plus rien.

Selon nos sources, ces dispositions sécuritaires ont été prises pour éviter qu’en cette période cruciale, la tombe ne soit vandalisée comme elle l’a été de par le passé. Elle est ainsi désormais sous la responsabilité du Tribunal militaire. Les ayants droit de Thomas Sankara avaient demandé que dans le cadre de l’instruction du dossier, une expertise soit effectuée sur la tombe afin de savoir si l’éventuel corps qui s’y trouve est bien celui de Sankara. Cela devrait leur permettre de faire enfin leur deuil. Et permettre également de relancer pleinement le traitement judiciaire du dossier.

H. D

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