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infraLes travaux de réhabilitation de la Nationale n°7 Banfora-frontière Côte d’Ivoire sont achevés. Le 5 juillet dernier, le ministère en charge des infrastructures a organisé une cérémonie de réception officielle de l’infrastructure à Banfora. C’est le chef du gouvernement lui-même, Paul Kaba Thiéba, qui a présidé la cérémonie d’inauguration.

La voie Banfora-frontière Côte d’Ivoire était très endommagée. Les travaux de réhabilitation lancés par le gouvernement sont achevés. L’infrastructure est de nouveau praticable. La réhabilitation de cette voie a coûté 6 milliards 758 millions de francs CFA pour une distance de 72 Km. Selon les techniciens du ministère, elle est large de 9 mètres en rase campagne. Mais en agglomération, cette largeur est de 12 mètres. Les travaux ont consisté, explique le Directeur général de l’entretien routier, « à un recyclage de la couche de base et du revêtement existant, avec une amélioration aux concassés à 25%. Le revêtement est en enduit superficiel bicouches pour la chaussée et en monocouche pour les accotements». Pour le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, patron de la cérémonie, cette infrastructure va de nouveau faciliter le trafic commercial entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. « Je salue le travail important qui a été fait pour réhabiliter cette route Banfora-Niangoloko-frontière Côte d’Ivoire. Cette route est l’une des principales voies d’approvisionnement économique du Burkina. infra2Elle relie notre pays à la Côte d’Ivoire, dont le port d’Abidjan est certainement l’un des plus importants en termes d’approvisionnement de notre pays.

C’est pourquoi je suis totalement satisfait et j’espère que nous aurons l’occasion dans les années à venir de construire des voies plus améliorées », explique-t-il. Le chef du gouvernement s’est dit conscient du fait que le mauvais état de cette route avait un impact négatif sur les échanges commerciaux, de même que sur la croissance économique. La Nationale n°7 est « vitale » pour l’économie du Burkina, a conclu le Premier ministre. Les responsables du ministère des Infrastructures ont délivré des attestations de reconnaissance aux entreprises qui ont réalisé les travaux.

La cérémonie a connu la participation des transporteurs routiers de Banfora. Et ils ont fait entendre leur voix, à travers leur délégué, El Hadji Amadou Soulama. Il a d’abord dit toute sa satisfaction pour la réhabilitation du tronçon.

Par la même occasion, il a soumis des doléances au gouvernement. Elles sont liées au bitumage des voies. C’est le cas de la route Orodara-Gaoua passant par Banfora et Sidéradougou. Son bitumage est très attendu par les transporteurs routiers. L’axe cité est, dit-il, en mauvaise posture et ne facilite pas le trafic. Il y a aussi l’axe Banfora-Mangodara qui serait dans le même état. infra3La situation « chaotique » de ces axes augmenterait le coût du transport du fait des pannes à répétition, selon lui. Les transporteurs routiers souhaitent que le gouvernement se penche sur leurs préoccupations. Même son de cloche du côté des autorités communales. Le maire de Banfora, Aboubacar Héma, a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour faciliter l’accès à certaines zones. « Dans la commune de Banfora, plusieurs localités restent inaccessibles à certains moments de l’année », a-t-il dit. Le ministre des Infrastructures dit avoir pris note de ces doléances. Il rassure d’ailleurs que le gouvernement y travaille.

Avant la cérémonie d’inauguration, la délégation gouvernementale a visité le pont qui relie la ville de Bérégadougou à celle de Orodara. A en croire le ministre Bougouma, l’entreprise chargée de réhabiliter ce pont sera remplacée. Elle se serait avérée défectueuse. Le pont a été endommagé par la pluie il y a deux ans. « Nous avons pris des dispositions pour qu’une entreprise sérieuse prenne en main le reste du travail. D’ici un à deux mois, cette route sera à nouveau fonctionnelle en attendant son bitumage qui figure dans le PNDES », a annoncé Eric Bougouma.

En plus du Premier ministre et du ministre des Infrastructures, la cérémonie a connu la participation de certains membres du gouvernement, notamment le ministre en charge des transports, Vincent Dabilgou. infra4Les députés de la région des Cascades y ont aussi pris part. De même que la population de la zone.

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