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balai citoyenDéclaration. Dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat de Gilbert Diendéré et de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP), le juge d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou a lancé un mandat d’arrêt international le 8 janvier dernier contre monsieur Guillaume Soro. Ce mandat d’arrêt s’inscrit donc dans une procédure judiciaire en cours. Ilconcerne une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de crime contre l’humanité, d’assassinats de Burkinabè et de destructions aggravées de biens publics et privés. Le Juge souhaite entendre Guillaume Soro sur son implication présumée dans cette entreprise funeste de déstabilisation du Burkina Faso. Depuis lors, c’est un incompréhensible branle-bas au sommet de l’Etat ivoirien avec le président Alassane Ouattara en personne à la manœuvre.

Le Balai Citoyen constate, que le président ivoirien a décidé de prendre personnellement en charge le dossier qu’il veut régler à la place de la justice burkinabè. Il a choisi le règlement d’un dossier judiciaire par la voie diplomatique. L’exécutif ivoirien a donc fait de cette affaire qui engage la responsabilité individuelle de Guillaume Soro, une affaire d’Etat. Pire, il veut inciter les autorités burkinabè, en l’occurrence le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, non seulement à en faire autant, mais aussi et surtout, à s’immiscer dans une affaire judiciaire.

Une telle option traduit un mépris inacceptable pour la justice burkinabè dont l’indépendance est ici en jeu. Pire, elle avalise les positions arrogantes de Guillaume Soro, ses courtisans et autres communicants qui confondent volontairement l’individu à l’institution parlementaire et à l’Etat de Côte d’Ivoire. Sur le site web de celui-ci, ses partisans diffusent des déclarations insultantes et provocatrices envers le Burkina Faso et ses autorités, sûrs sans doute de leur victoire diplomatique. Après s’être embourbée dans ses vaines tentatives de nier son implication et son soutien aux putschistes, Guillaume Soro tente de se soustraire facilement par la voie diplomatique.

Le Balai Citoyen tient à rappeler que le mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro l’a été en raison de sa présumée implication personnelle et individuelle dans le coup d’Etat du 16 septembre 2015. Il ne devrait donc poser aucun problème dans les relations entre les deux pays qui sont au-dessus des hommes, même des chefs d’Etat. Si dans la Côte d’Ivoire de Alassane Ouattara, la position de 2ème personnage de l’Etat donne tous les droits à Guillaume Soro au niveau national, le Balai Citoyen ne saurait tolérer qu’il y trouve un quelconque appui pour déstabiliser le Burkina Faso en toute impunité.

En tout état de cause, le Balai Citoyen voudrait rappeler au Président Kaboré qu’il a prêté serment le 29 décembre dernier de défendre la constitution du Burkina Faso. Cette constitution garantit la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice. Céder à l’indécente démarche des autorités ivoiriennes ne sera ni plus ni moins qu’un parjure. En outre, si Gilbert Diendéré et ses soutiens dont Guillaume Soro avaient réussi leur plan, le président Kaboré, à commencer par lui, et bien d’autres personnes ne seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Mieux, le président du Faso a promis de ne pas oublier que des compatriotes ont donné leur vie dans la résistance contre ce putsch pour que le peuple recouvre sa liberté et sa dignité.

Il appartient donc au président Kaboré de faire comprendre à son homologue ivoirien que les affaires judiciaires relèvent des institutions judiciaires et de s’abstenir de sacrifier les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre et de la résistance au putsch sur l’autel des arrangements sous le couvert de la diplomatie. Le peuple résistant est en veille.

Le Balai citoyen appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous afin que tous les dossiers judiciaires pendants dont celui du coup d’Etat puissent aboutir à des procès justes, impartiaux et transparents.

Ensemble, on n’est jamais seul !

Notre nombre est notre force !

Pour le Balai Citoyen

 

La Coordination nationale

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COUVRE FEU

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journalistesCommuniqué des organisations patronales de medias sur la détention des journalistes à la MACA. Les organisations patronales des médias du Burkina Faso que sont la Société des éditeurs de la presse privée du Burkina (SEP), l’Union nationale de l’audiovisuelle libre du Faso (UNALFA) et l’Union internationale de la presse francophone section du Burkina (UPF/BF) ont entrepris deux visites à la maison d’arrêt et de correction de l’armée auprès des journalistes Caroline Yoda et Adama Ouedraogo dit Damiss respectivement journalistes à la chaîne de télévision privée BF1 et au quotidien indépendant l’Observateur paalga, détenus dans l’affaire du putsch militaire du 16 septembre 2015. Ces missions se sont déroulées successivement le samedi 26 décembre 2015 et le samedi 9 janvier 2016. Celles-ci procèdent de la décision prise par les organisations professionnelles d’entreprendre un certains nombre de démarches dans le cadre de l’inculpation et de la détention des confrères et tel que cela avait été énoncé dans leur premier communiqué relatif à cette affaire. Les objectifs de ces visites aux confrères détenus étaient :

- d’une part, de recueillir des informations sur les circonstances de leur arrestation et du déroulement de procédure ainsi que des conditions de leur incarcération.

- d’autre part, il s’agissait de témoigner aux confrères, qui bénéficient de la présomption d’innocence, une certaine solidarité. Au terme de ces deux visites au cours desquelles les membres de la délégation ont pu échanger physiquement avec les confrères détenus, l’on note que les conditions de détention sont globalement acceptables. Toutefois, il convient de relever une anomalie de taille concernant la sécurité de notre consœur Caroline Yoda qui se retrouve gardée la nuit par des hommes en lieu et place de femmes comme le stipulent les textes en la matière. En outre, notre confrère Adama Ouedraogo dit Damiss connait des complications de santé. Adama Ouedraogo est victime de crises répétées et fréquentes d'asthme en détention. Pour rappel, celui-ci avait interrompu brutalement les soins à l’étranger pour venir se présenter à la justice de son pays après que son nom fut publié dans le rapport d’enquête sur le putsch. Les organisations professionnelles des médias notent que depuis plusieurs semaines que sont incarcérés les deux journalistes, seuls les chefs d’inculpations sont connus. En revanche, la justice militaire n’a pas jusque - là laissé voir les faits et actes que ces derniers auraient commis et qui justifient leur détention. La publication des faits aurait pu permettre de savoir si les actes qui leur sont reprochés relèvent de l’ordre professionnel ou de l’ordre privé.

En tout état de cause et au regard de ce qui précède, les organisations professionnelles signataires du présent communiqué expriment leur vive préoccupation quant au sort des confrères en détention. En conséquence, elles :

- demandent à la justice militaire de faire connaître dans les meilleurs délais les faits et actes que les journalistes ont commis et pouvant justifier leur implication dans la tentative de putsch de septembre 2015 suivie de leur incarcération à la prison militaire,

- invitent la justice militaire à examiner sérieusement le cas de santé du confrère Adama Ouedraogo dit Damiss pendant qu’il est temps en lui permettant de bénéficier de meilleures conditions de traitement,

- réclament urgemment des dispositions de sécurité convenables pour la garde nocturne de la consoeur Caroline Yoda.

Ouagadougou le 13 janvier 2016

Ont signés:

UNALFA

Abissi Charlemagne

SEP

Lookmann Sawadogo

UPF/BF

Édouard Ouedraogo

AMC

André Eugène Ilboudo

AEJPLN

Evariste Zongo

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nafaaaaaaaLe vendredi 4 décembre 2015, le Premier ministre du Burkina Faso, Yacouba Isaac Zida a accordé une interview à la Radio Savane FM où il a été question du coup d’Etat du 16 septembre 2015 et d’autres points touchant à la vie politique nationale et internationale. Dans ledit entretien, le Premier ministre a déclaré confirmer l’authenticité des écoutes téléphoniques diffusées depuis peu dans les réseaux sociaux et dans la presse. Il accuse également le Président de l’Assemblée nationale de la république de Côte d’Ivoire d’avoir voulu déstabiliser le Burkina Faso.

Sur ces deux points, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) tient à rappeler le principe de la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif et judiciaire consacrée par notre loi fondamentale qu'est la constitution.

Au delà de l'obligation de réserve qui caractérise les hommes d’État, la Nouvelle Alliance du Faso s’offusque et condamne les déclarations du Premier ministre du Burkina Faso sur un dossier en cours d’instruction dont le principe élémentaire universel est le respect du secret de la procédure. Cette façon de procéder participe également d’une volonté manifeste d’orienter le cours du dossier.

La NAFA s’indigne en outre de l’accusation portée, par voie publique, contre le Président de l’Assemblée nationale de la République Ivoirienne avant tout acte de jugement et de procès. En renonçant aux mécanismes diplomatiques de gestion de crises politiques qui ont toujours existé entre les Etats modernes, le Général de DIVISION, Premier Ministre, Yacouba Isaac Zida tente de semer les germes de la DIVISION entre les deux peuples.

La NAFA qui est un parti de Paix, de Justice et de Tolérance appelle toutes les parties prenantes de cette affaire judicaire à la sagesse et au respect des droits fondamentaux en vigueur en laissant la justice faire son travail en toute indépendance, responsabilité et liberté.

Justice- Unité- Travail

Ouagadougou, le 07 décembre 2015

Le Secrétariat à l’Information et à la Communication

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fanCommuniqué. Suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et à la résistance au putsch du 16 septembre 2015, le gouvernement de la Transition a mené des actions sur le plan de la prise en charge psychosociale, prise en charge scolaire et la formation professionnelle, sur le plan alimentaire, sur le plan de l’appui aux activités génératrices de revenus et sur le plan sanitaire.

*Sur le plan de la prise en charge psychosociale :

Le Ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et a rendu une visite gouvernementale aux 31 familles des personnes décédées de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et aux 13 familles des personnes décédées lors du putsch manqué du 16 septembre 2015 en vue de présenter les condoléances de toute la Nation aux familles éplorées et de leur apporter un soutien moral, tout en lançant un message de paix, de pardon, de tolérance et d’acceptation mutuelle.

Par ailleurs, une enveloppe financière de 200.000 F CFA a été apportée à chaque famille des personnes décédées de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, soit un montant total de 6.200.000 F CFA.

Concernant les 13 familles des personnes décédées lors du putsch manqué du 16 septembre 2015, chacune a reçu une enveloppe financière de 630.000 F CFA, soit un montant de 8.190.000 F CFA. Cette dotation provient du gouvernement et du Conseil national de la Transition.

*Sur le plan de la prise en charge scolaire et la formation professionnelle :

- Pour l’année scolaire 2014-2015, 17 enfants vulnérables de travailleurs de Joly Hôtel ont vu leur reliquat de frais de scolarité pris en charge par le Fonds National de Solidarité à hauteur de cinq cent sept mille deux cent cinquante (507 250) francs CFA ; un enfant d’un travailleur de Tan-Aliz a bénéficié d’un appui de 175 000 F pour le reliquat de ses frais de formation professionnelle.

- Pour ce qui est de l’année scolaire 2015-2016, 420 enfants des familles endeuillées, des blessés et des travailleurs de Tan-Aliz , de Joli Hôtel et de Azalaï Hôtel ont bénéficié d’un appui financier de 31.500.000 F CFA, soit 75.000 F CFA par enfant pour leur scolarisation. Des besoins supplémentaires exprimés pour 18 975 000 FCFA sont en cours de paiement depuis le 30 octobre 2015.

- En ce qui concerne la formation professionnelle, il est prévu un appui financier à 12 Orphelins et enfants vulnérables (OEV) à raison de 300.000 F CFA par enfant, soit un montant total de 3.600.000 F CFA ; jusque-là un seul cas a été enregistré à ce niveau.

*Sur le plan alimentaire :

- Le Ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, à travers le Secrétariat permanent du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), a apporté un soutien en vivres   pour une période allant de six (06) à douze (12) mois aux ayant-droits des personnes décédées, aux blessés et aux victimes collatérales de l’insurrection populaire. Le coût de cette assistance alimentaire s’élève à 51.089.650 F CFA ;

- Pour les ayant-droits des personnes décédées du putsch manqué du 16 septembre 2015, une assistance alimentaire dont le montant s’élève à 3.694.500 F CFA leur a été apportée pour permettre d’organiser le deuil familial.

*Sur le plan de l’appui aux activités génératrices de revenus pour les blessés de l’insurrection populaire :

Pour l’appui en AGR, 13.800.000 F CFA sont disponibles au profit de 92 bénéficiaires, à raison de 150.000 F CFA par promoteur. Sur les 54 dossiers reçus, 31 remplissant les conditions sont en cours de paiement.

* Sur le plan sanitaire :

En sus de la prise en charge sanitaire gratuite d’urgence des blessés dans les formations sanitaires publiques, le Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale mène des enquêtes sociales et ce, aux fins de pouvoir prendre en charge les blessés ayant toujours des besoins de soins et/ou de matériel spécifique ainsi que de mobilité.

Deux (02) blessés ont bénéficié d’un appui financier de 222 000 FCFA et la maman d’un martyr de 647 600 FCFA pour des soins sur la base de leur demande.

De façon provisoire, l’enveloppe financière utilisée par le Ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale pour venir en aide aux victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 peut être estimée à plus de 90.000.000 F CFA.

Pour les ayant-droits des victimes décédées du putsch manqué, les actions d’aide en urgence peuvent être estimées à 10.857.000 F CFA.

*Perspectives :

En termes de perspectives pour une prise en charge idoine des victimes des deux situations malheureuses (insurrection populaire et putsch manqué), le gouvernement a adopté dix décrets, le 28 octobre 2015, pour organiser la prise en charge et l’accompagnement psycho-social, financier, sanitaire, scolaire et alimentaire des familles des martyrs.

Entre autres, ces mesures concernent :

-l’octroi gratuit de logements à certaines victimes (08 veuf/veuves) ;

-l’accès à un emploi pérenne pour certaines victimes (03 veuves) ;

-l’appui à la création d’unités économiques individuelles pour certaines victimes (21 veufs/veuves) ;

-l’appui financier aux ayant-droits des victimes (25 personnes) ;

-l’appui scolaire et à la formation professionnelle des OEV (31 scolaire et 12 pour la formation professionnelle) ;

-le soutien financier et médical aux blessés (955).

Le coût global de cette prise en charge est estimé à 242.675.000 F CFA.

Le Gouvernement de la Transition invite les citoyens à rester solidaires dans l’accompagnement des victimes pour leur épanouissement socioéconomique.

                                                                   Le Service d’information du Gouvernement

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Cécile Kashetu KYENGEOuagadougou, le 8 octobre 2015. Suite à l’invitation du Gouvernement du Burkina Faso, l'Union européenne a déployé une Mission d'observation électorale (MOE UE) pour observer l'élection présidentielle et les élections législatives prévues le 11 octobre et dont la nouvelle date doit être annoncée prochainement.

 

La Mission a été́ lancée officiellement ce jour par Cécile Kashetu KYENGE, Chef observateur et membre du Parlement européen. Dans la conférence de presse qui s’est tenue aujourd’hui, au siège de la Mission, Mme KYENGE a déclaré :

 

« Nous sommes très heureux d’être présents pour observer ces élections, qui représentent une étape importante pour le futur du Burkina Faso. Je suis confiante que le processus électoral reprendra au plus vite. J’ai rencontré des citoyens courageux et fiers, que je remercie pour leur accueil chaleureux. L’UE a fermement condamné la prise du pouvoir par la force qui avait entravé le processus de transition engagé par les citoyens burkinabè. Je confirme que l'Union européenne est déterminée à soutenir le Burkina Faso pour parvenir à des élections apaisées, libres et transparentes »

 

Depuis son arrivée à Ouagadougou, Mme KYENGE a rencontré les autorités de la Transition, la CENI, le Conseil Constitutionnel, les partis politiques, la société civile et beaucoup d'autres interlocuteurs qu'elle tient à remercier pour leur disponibilité.

 

Mme KYENGE a expliqué que la MOE UE opère en toute indépendance et de manière neutre. Ses observateurs sont tenus de respecter le code de conduite des observateurs internationaux. Le mandat de la MOE UE est d'observer et d'analyser l’ensemble du processus électoral afin d’en réaliser une évaluation impartiale et objective. Cette analyse est basée non seulement sur la législation nationale mais aussi sur les normes et obligations régionales et internationales souscrites par le Burkina Faso en matière d’élections démocratiques.

 

Une équipe d’encadrement de huit analystes électoraux est basée à Ouagadougou depuis le 5 septembre 2015. Elle est composée d’un chef observateur adjoint et de sept analystes qui traiteront de questions électorales, politiques, juridiques, ainsi que des médias et des relations avec la presse, d’un analyste en charge de données de l’observation et d’un coordinateur des observateurs.

 

24 observateurs de « longue durée » (OLD) seront déployés trois semaines avant les élections sur l'ensemble du pays. 48 autres observateurs de « courte durée » (OCD) renforceront le dispositif de la MOE UE quelques jours avant le scrutin. La Mission sera appuyée, lors des scrutins, par des représentants de la Délégation de l'UE et des diplomates des États membres en poste à Ouagadougou. Une délégation de membres du Parlement européen sera également présente à cette occasion. Au total, la MOE UE disposera de plus de 80 observateurs issus des États membres de l'Union européenne et de Norvège. La Mission observera toutes les phases du processus électoral.

 

À l’issue des scrutins, Mme KYENGE présentera publiquement une déclaration qui exposera les conclusions préliminaires de la MOE UE sur le processus électoral. Le rapport final de la Mission, présentant une évaluation plus approfondie du processus, ainsi que des recommandations concrètes pour les scrutins à venir, sera ensuite présenté aux autorités et à l’ensemble des citoyens burkinabè quelques semaines après la proclamation des résultats définitifs.

 

Michela SECHI

Attachée de presse

MOE UE au Burkina Faso 2015

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jugesCommuniqué. Le Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou porte à la connaissance de tous que les éléments de la procédure d’information ouverte au cabinet d’instruction N°4 du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou suite aux évènements des 16 septembre 2015 et jours suivants, ont été finalement transmis au Tribunal militaire de Ouagadougou pour les suites voulues par l’article 71 du Code de justice militaire en pareilles circonstances. En conséquence de cette transmission, toute éventuelle communication à venir relativement à la procédure judiciaire enclenchée sera assurée suivant les règles propres à l’organisation du Tribunal militaire, notamment par le Commissaire du gouvernement près ladite juridiction.

Ouagadougou, le 03 octobre 2015

Le Procureur Général près la Cour d’appel de Ouagadougou,

Laurent PODA

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cndCommuniqué. Le Ministre de la sécurité informe les populations que pour compter de ce jour 2 octobre 2015, les horaires du couvre-feu sont désormais les suivants, sur toute l’étendue du territoire national :

 

- Début : 1 heure du matin ;

- Fin : 4 heures du matin.

 

Par conséquent, il invite les populations des villes et campagnes au respect strict de ces nouveaux horaires et à rester vigilantes.

Ouagadougou, le 2 octobre 2015

                                                             

Le Ministre de la sécurité,

P/O le Directeur de cabinet

Roger OUEDRAOGO

Commissaire principal de police

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ueCommuniqué de presse. Ouagadougou, vendredi le 2 octobre 2015

La Chef observateur de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Burkina Faso (MOE UE), Mme Cécile Kashetu KYENGE, membre du Parlement européen arrivera lundi 5 octobre à Ouagadougou. Elle rejoindra ainsi l'équipe cadre de huit analystes déployée, depuis le 5 septembre 2015, dans la capitale burkinabè.

 

Dès le 6 octobre, Mme KYENGE rendra visite aux autorités de la Transition, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), aux différents candidats en lice, aux partis politiques ainsi qu’aux représentants de la société civile burkinabè et des médias.

 

Avant de se rendre à Ouagadougou, la Chef observateur, Mme KYENGE, a déclaré :

« Cette Mission d'observation est une contribution supplémentaire de l'UE pour accompagner et soutenir jusqu'à son terme le processus de transition engagé avec enthousiasme, conviction et fermeté par les citoyens burkinabè »

 

L’Union européenne a déployé une mission d’observation électorale au Burkina Faso suite à l’invitation du Gouvernement burkinabè, afin d’observer l’élection présidentielle et les élections législatives prévues le 11 octobre et dont la nouvelle date doit être annoncée prochainement.

 

La Mission opère en toute indépendance, de manière neutre. Son mandat est d'observer et d'analyser l’ensemble du processus électoral afin d’en réaliser une évaluation détaillée, impartiale et objective. Cette analyse fait référence non seulement à la législation nationale mais aussi aux normes et obligations nationales et internationales souscrites par le Burkina Faso en matière d’élections démocratiques.

 

Cécile Kashetu KYENGE, de nationalité italienne, est membre du Parlement européen et membre de la Délégation pour les relations avec le Parlement panafricain. Originaire de la République démocratique du Congo, elle est arrivée en Italie en 1983 où elle a obtenu une maîtrise en médecine et chirurgie et puis une spécialisation en ophtalmologie. Engagée depuis longtemps sur les questions de migration, d’intégration et de lutte contre le racisme, elle a été élue au Parlement italien en 2013, avant d’être nommée ministre pour l’intégration, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2014.

 

La Chef observateur lancera officiellement la Mission à l’occasion d’une conférence de presse qui se tiendra le jeudi 8 octobre 2015 à 11h00 au siège de la Mission, à l’hôtel Golden Tulip - Le Silmande à Ouagadougou.

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djiendereCommuniqué. Suite à la mise en échec du putsch perpétré par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle et à l’assaut victorieux des forces de défense et de sécurité sur le camp Naba Koom II, les autorités compétentes procèdent à l’interpellation de personnes suspectes ou impliquées dans la tentative de déstabilisation des institutions de la Transition.

Les procédures judiciaires ont déjà été enclenchées. Dans ce cadre, des enquêtes, des auditions, et des perquisitions sont en cours.

Par ailleurs, la commission d’enquête mise en place par le Gouvernement est à pied d’œuvre.

Le Gouvernement de la Transition tient à rassurer les populations et la communauté internationale, que le Burkina Faso est un Etat de droit et, conformément au Pacte national pour le renouveau de la justice, toutes les personnes interpelées et inculpées, dans le cadre de cette enquête, bénéficieront d’un procès équitable.

                         

Le Service d’information du Gouvernement

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kaf michelDu camp Naba Koom II, Michel Kafando s’est exprimé à la Nation ce 30 septembre.

« Mes chers compatriotes,

La Nation vient de sortir d’un long cauchemar, de rudes épreuves. Mais l’important, c’est qu’elle est saine et sauve et surtout, qu’elle en sort grandie.

Comme pendant l’insurrection populaire, comme en juin dernier, nous étions au bord de la catastrophe, voire le chaos. Mais la même main salvatrice de la Providence est venue au secours du Burkina Faso encore une fois de plus. Nous savons maintenant à qui rendre grâce.

L’honneur du Burkina est sauf. Alors que certains de la communauté internationale songeaient déjà à l’envoi d’une force tampon, ce que nous avons naturellement refusé, c’est par nous-mêmes que le salut est venu. En toute souveraineté, nous avons réglé nos comptes à la manière burkinabè.

L’honneur est sauf pour notre vaillante armée nationale qui a recouvré la plénitude de sa raison d’être. Plus de perversité pour l’humilier à toute épreuve, plus de RSP arrogant et dominateur. Aujourd’hui et désormais c’est une armée nationale restaurée dans sa dignité. Honneur à cette armée nationale qui a réussi la prouesse, tenant du miracle, de mettre fin à la rébellion sans perte en vie humaine, ni du côté des loyalistes ni du côté des insoumis.

J’ai rencontré cet après-midi même la hiérarchie de l’armée et les « boys » venus faire le travail. Au nom de la nation, en votre nom à tous, je les ai félicités pour leur patriotisme, leur vaillance, leur héroïsme. Une page de notre histoire est ainsi tournée.

Le nouveau Burkina est en marche. Restons mobilisés à l’appel de la nation pour la poursuite du processus électoral dont nous fixerons très bientôt les nouvelles échéances, en concertation bien-sûr avec les parties signataires de la Charte.

Vive le peuple burkinabè !

Vive le Burkina Faso !

Qu’à jamais la divine Providence nous garde sous sa sainte protection !

Je vous remercie

Michel Kafando

Président de la transition, Président du Faso

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