Les premiers pas de la biométrie

Biomtrie formation CENILe dimanche 2 décembre 2012, si tout se passe comme prévu, quelques 7 millions et demi de Burkinabè pourront se rendre aux urnes pour élire de nouveaux conseillers municipaux et, en même temps, renouveler l’Assemblée nationale. Mais pour être électeurs, ils devront d’abord se faire enrôler par la technique de la biométrie. Sur tout le processus, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est à pied d’œuvre. Elle entend, contre vents et marrées, relever le défi d’un vote sans faute, sans contestation au soir du 2 décembre prochain.

Dimanche électoral ou, si vous voulez, élections dominicales au Burkina Faso ! Ce sera le 2 décembre prochain. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres du 25 février 2012. Depuis le 25 février donc, le compte à rebours est déclenché. Toc… toc… toc... Les jours s’égrènent comme un chapelet entre les doigts d’une Sœur religieuse de la congrégation de l’Immaculée conception. Aujourd’hui plus que jamais, la date du 2 décembre est confirmée et sera respectée, foi de la Commission électorale nationale indépendante. C’est pourtant dans exactement 206 jours, à compter de ce jeudi 10 mai. Le temps est si bref, le boulot si énorme. L’enrôlement biométrique, selon les experts, est une gigantesque et délicate opération. Lorsque la machine GEMALTO tardait à démarrer et lorsque le calendrier électoral se faisait impatiemment attendre, d’aucuns ont douté de la tenue du scrutin à bonne date. Il y avait en effet de bonnes raisons de redouter un éventuel report des élections couplées de 2012. Car à quelques 6 mois de l’administration des votes, il n’y a rien de visible sur le terrain. Même pas de fichier électoral !...

Mais les choses se précisent depuis le 3 mai 2012, avec le début effectif de la formation des formateurs des opérateurs de kits pour l’enrôlement biométrique des électeurs. Ce jour-là, le président de la CENI, Maître Barthélémy Kéré, a invité les 300 ingénieurs informaticiens qui participaient à la formation, à s’inscrire, par devoir patriotique, dans la dynamique tracée par la CENI et surtout, à partager avec elle la vision devant conduire l’opération d’enrôlement avec succès. Ces 300 formateurs du niveau bac + 3 en informatique, formés du 3 au 5 mai seront chargés, à leur tour, de former et d’encadrer quelques 4 000 opérateurs et environ 12 000 aides-opérateurs qui seront déployés sur l’ensemble du territoire national. La machine est donc bel et bien en marche. Et il n’est point question de la stopper ni même la ralentir...

Le lundi 7 mai, à 22 heures, un avion a atterri à Ouagadougou, avec à son bord les kits d’enrôlement biométrique tant attendus. Plus rien, ou presque, n’empêche le démarrage de l’opération d’enrôlement biométrique des électeurs que la CENI prévoit entamer le 21 mai. Avant cette date, elle a initié une série de rencontres d’échanges avec les partis et formations politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle. On n’aura jamais vu une opposition autant rassurée d’une démarche électorale. « Nous avons un calendrier précis qui nous permet d’avoir une visibilité claire sur la date du 2 décembre prévue pour les élections couplées », a déclaré le porte-parole de l’opposition. Djézouma Sanon a toutefois émis des inquiétudes sur le niveau de mobilisation financière de l’Etat ainsi que sur le vote des étrangers vivant au Burkina. Le Code électoral accorde, en effet, le droit de vote – pour les municipales uniquement – aux étrangers vivant au Burkina depuis au moins 10 ans. Mais par quels documents un étranger vivant au Burkina peut-il justifier la durée de son séjour sur le territoire ? Cette question reste sans réponse, tout comme celle relative au niveau de mobilisation des électeurs du milieu paysan, quand on sait que l’opération d’enrôlement se déroulera en plaine saison agricole.

L’option de la technique d’identification biométrique des électeurs utilisée pour la constitution du fichier électoral a été prise à la fois par la classe politique et la société civile burkinabè à la recherche de transparence dans le processus électoral. La CENI, qui assure la maîtrise d’œuvre de l’expérimentation de la biométrie sur l’électeur burkinabè, s’est fixé comme objectif clair d’enregistrer le maximum de citoyens du pays des Hommes intègres en âge de voter, ainsi que le maximum d’étrangers résidant depuis plus de 10 ans au Burkina et qui en remplissent les conditions. Elle s’est donné, avec l’aide du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, les moyens de réussir cette mission. Ce faisant, elle trôle la balle dans le camp des 7 millions et demi de potentiels votants burkinabè, qui seront incessamment invités à s’inscrire sur les listes électorales.

Paul-Miki ROAMBA

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La biométrie en français facile

La biométrie dans le contexte électoral est une technique moderne qui fait recours aux outils des nouvelles technologies de l’information et de la communication (ordinateurs, scanners d’empreintes digitales, caméras numériques, imprimantes, etc.), pour capturer à la fois les informations classiques sur l’identité d’un individu (nom, prénoms, date et lieu de naissance, taille, poids, etc.), ainsi que les informations fournies par les empreintes digitales. Les grands scientifiques ont révélé, depuis bien longtemps, que les empreintes digitales sont uniques à chaque individu. Il n’est pas possible de tomber sur deux personnes qui ont exactement les mêmes schémas digitaux. Ainsi donc, ces caractéristiques uniques, alliées aux autres données d’identification, sont stockées, comparées et triées par l’ordinateur pour exfiltrer les inscriptions multiples et garantir ainsi l’unicité de chacun sur la liste électorale. La carte d’électeur délivrée aux inscrits comportera la photographie faciale numérisée qui figurera aussi sur la liste électorale pour permettre la confrontation immédiate dans le bureau de vote. Par ce procédé, les esprits malins qui tenteront de voter à la place d’autres personnes seront facilement mis hors du circuit et poursuivis en Justice pour tentative de fraude électorale.

PMR

Source : discours du président de la CENI

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