jbQue se passe-t-il dans la tête de Blaise Compaoré ? Des scènes macabres, à forte odeur de sang, s’y bousculent. Il a occupé le fauteuil de président du Faso, en octobre 1987, suite à un coup d’Etat sanglant. Thomas Sankara et douze de ses compagnons sont alors sauvagement abattus. Deux ans après, deux autres leaders de la Révolution, le Commandant Jean-Baptiste Boukary Lingani et le Capitaine Henri Zongo sont accusés de «complot», soumis à un interrogatoire musclé et exécutés. C’était le début d’un long règne, émaillé de violations flagrantes des droits humains. Pour la première fois, l’un des fils du Commandant Lingani brise le silence. «Ce jour-là, des militaires fortement armés sont venus à la maison; ils ont fracassé la porte de la chambre conjugale avec une hache; ils recherchaient selon eux un document «très important». Ils nous ont embarqués de force dans des véhicules et nous ont conduits en face du domicile de Gilbert Diendéré…». C’était le début de la descente aux enfers: «Le Commandant Lingani, le Capitaine Henri Zongo, l'Adjudant-chef Anicet Gnégné, et le Capitaine Sabyamba Koundaba ont été exécutés très tôt le matin du 19 septembre 1989 au camp militaire de Kamboissé, où ils ont été enterrés. Yacinthe Kafando a conduit d'une main de fer ces exécutions». Mais pas seulement lui. Témoignage exclusif.

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Blaise cccompaorrC’est la première interview que le nouvel «homme fort» du Burkina, arrivé au pouvoir en 1987, suite à l’assassinat de son «meilleur ami» et «frère d’armes», Thomas Sankara, accordait à un organe de presse à propos de l’exécution du Commandant Lingani et du Capitaine Zongo. Notre confrère Jeune Afrique en a eu la primeur. Nous avons contacté la Rédaction de cet hebdo qui nous a aussitôt fait parvenir les pages de cette interview publiée dans le Numéro 1504 du 30 octobre 1989. Blaise Compaoré tente, à tout prix, de justifier l’exécution des deux leaders de la Révolution d’Août qui étaient toujours en vie après l’assassinat du Président Sankara. Oui, il affirme avoir donné l’ordre de les exécuter : «Cela dépend, dit-il, de l’appréciation que le chef de l’Etat fait de l’acte en cause. Etant donné le caractère criminel de celui-ci, puisqu’il s’agissait de la sécurité de l’Etat, je n’ai pas cru devoir accorder la grâce aux condamnés. Et j’ai pris cette décision en toute conscience», affirme-t-il dans cette interview. Et ce n’est pas tout.

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DSC 0598La situation semble mal tourner pour l’ancien ministre de la Sécurité, Dénise Auguste Barry. Et à l’allure où vont les choses, il risque de perdre son poste de Secrétaire exécutif du Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), lancé, en grande pompe, le 20 septembre. L’Etat-Major général des armées, qui avait donné son feu vert au départ, conteste l’adhésion du Colonel à cette structure.

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SAM 2039La construction du Centre d’accueil et de formation spécialisée de Ouahigouya devait être achevée depuis 2012. Mais quatre ans après le démarrage des travaux, ce joyau, dont le coût est estimé à 1 150 000 000 FCFA, n’est toujours pas terminé. Il était destiné à la formation des enfants et jeunes en difficulté de la région du Nord. Et devait accueillir ses premiers élèves à la rentrée 2013-2014. Pour l’achever, l’Etat va devoir injecter encore plus d’argent.

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photoL’opérateur économique Mamoudou Ouali, bien connu dans le domaine du transport, est fâché. La raison ? Une affaire de gros sous qui a mal tourné. Il affirme avoir été «roulé» par l’homme d’affaires Inoussa Kanazoé. Le problème est tellement grave qu’il a décidé de trainer ce dernier en Justice pour «escroquerie», «complicité de destruction volontaire d’objet» et «abus de biens sociaux».

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zida abouDes enfants de Inoussa Sankara (l’un des créateurs de Radio Energie, devenue par la suite Savane FM) se sont sentis lésés depuis de longues années. Une cession de parts, effectuées, selon eux, dans des conditions «douteuses», les avaient mis en marge de la Radio. Ils ont donc décidé d’engager une bataille judiciaire afin d’ «entrer dans leurs droits» et rendre ainsi hommage à leur père décédé. Le Tribunal de commerce de Ouagadougou a rendu son verdict le 8 septembre 2016. La roue a enfin tourné. Ils redeviennent des acteurs à part entière de la Radio. Et il n’y a pas que ça.

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