securiteTout se passe comme s’ils jouaient avec les fonds publics. Certains individus, tapis dans l’ombre au ministère de la Sécurité, grèvent énormément le budget de l’Etat. Ils ont osé acheter, par la procédure du gré à gré, un chapeau de commissaire de police(un seul !) à700 855, 74 FCFA ! Alors que le même chapeau, s’il était livré par le même fournisseur, par la procédure d’appel d’offres ouvert ou restreint, aurait coûté 46 846 FCFA TTC (Voir «Forte odeur de surfacturation» dans CC N° 72 du 10 décembre 2014). Ainsi, chaque année, des centaines de millions, voire des milliards de francs CFA, s’évaporent des caisses de l’Etat. En 2013 et 2014 par exemple, le régime Compaoré, sentant qu’il était dans une zone de turbulences, a effectué d’importantes commandes: véhicules anti-émeutes avec projecteur d’eau chaude(919 633 000 FCFA), matériel de sécurité (1 237 790 859 FCFA), matériels spécifiques (543 066 800 FCFA). Mais il n’y a pas que ça. Nous avons obtenu des contrats de plusieurs autres marchés. Et les faits sont accablants: sur toute la chaîne, «ils» ont tordu le cou à la réglementation en vigueur. Décryptage d’une affaire brûlante.

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CNSS photoLa Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) risque encore de se «fracasser le crâne». Après l’affaire SOBCA qui a défrayé la chronique, et concernant laquelle deux ministres sont montés au créneau pour exiger la restitution des cinq milliards de francs CFA prêtés, sans base légale, à cette société, elle vient de s’engager dans une aventure périlleuse. Cette fois, avec la Banque commerciale du Burkina (BCB)en déficit total. Et elle risque de perdre cinq milliards de francs CFA. Eléments d’enquête.

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Alizeta Gando Ouedraogo 11e67L’affaire a dû faire siffler les oreilles de l’ex-«belle-mère nationale», Alizèta Ouédraogo. Elle n’est pas inculpée, mais son nom est cité dans ce dossier brûlant.Et à l’allure où vont les choses, elle pourrait être convoquée, en tant que témoin, pendant le procès qui devrait avoir lieu dans le premier trimestre de 2015. Elle risque même de se retrouver dans le pétrin. Selon l’ordonnance de 50 pages, rendue le 4 décembre 2014 par la Justice nigérienne, et dont Courrier confidentiel a obtenu une copie, elle aurait joué «un rôle central» dans le trafic. Au total, trente personnes ont été inculpées. Certaines le sont pour «supposition d’enfants, faux et usage de faux, association de malfaiteurs», d’autres pour complicité de ces faits et d’autres encore pour «déclaration mensongères». Les enfants des jeunes filles nigérianes («déjà enceintes ou expressément enceintées dans le cadre du trafic») et regroupées dans un centre qualifié par certains protagonistes d’«usine de bébés», étaient vendus entre cinq et dix millions de francs CFA, sans compter les frais de transport, de consultation, d’hébergement et d’autres dépenses liées à cette sale besogne. Selon le document de la Justice, Alizèta Ouédraogo, «recrutait des

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INSURRECTION DU 30 OCTOBRE«Identifier et juger ceux qui ont ordonné de tirer et ceux qui ont tiré sur les insurgés les 30 et 31 octobre 2014, causant de nombreuses pertes en vies humaines et des centaines de blessés». Et ce n’est pas tout. LeCollectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont décidé de

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MACA PHOTO12 ex-militaires (et un civil) purgent des peines de prison allant de 18 mois à 20 ans à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA), à Ouagadougou. Ils sont issus de l’armée de Terre, du Régiment de sécurité présidentielle et de la Gendarmerie. Ils ont tous été reconnus coupables de faits punis par le Code de justice militaire. Dans cette prison, logée au camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, la vie semble être rude. Propos humiliants, traitements inhumains et dégradants, tortures psychologiques, détournements de dons,… En début décembre, la situation a failli dégénérer. Les cellules ont été encerclées par des gendarmes armés de kalachnikovs. L’un des ex-militaires,actuellement derrière les barreaux, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, lève le voile sur cette nuit très agitée. Et sur leurs conditions de détention. Témoignage exclusif.

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