7 cine 067L’ex-président, Blaise Compaoré, a de gros soucis. Il a cru bon de se flanquer de la tunique d’ «Ivoirien naturalisé», mais dans sa résidence de Cocody, à Abidjan, il ne cesse de passer des nuits blanches. L’affaire Thomas Sankara et celle des victimes de l’insurrection d’octobre 2014 lui collent à la peau. Le Tribunal militaire burkinabè déposera bientôt sur la table des autorités ivoiriennes une demande d’extradition. La convention signée, à ce sujet, entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, dont nous avons obtenu une copie, est bien claire: si les autorités ivoiriennes refusent de l’extrader,

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mariam7Elle a quitté précipitamment le Burkina le 15 octobre 1987. Son époux, le Président Thomas Sankara, et 12 personnes qui étaient avec lui ce jour-là, ont été assassinés. Mariam Sankara n’a cessé, depuis trois décennies, de se battre pour que justice leur soit rendue. «Ils ont été fauchés par des assoiffés de pouvoir et d’argent», affirme-t-elle dans cette interview. Elle se souvient d’ailleurs du climat délétère qui a précédé le coup d’Etat: «Sankara évitait le sujet; il ne voulait pas m’effrayer, mais on sentait que tout n’était pas parfait entre les hauts dirigeants. Chaque fois que je revenais de la ville avec une information alarmante, il me rassurait en disant qu’ils réussiront à surmonter la situation». Mais le danger était imminent. Le Président avait déjà échappé «à cinq tentatives d’assassinat». Mariam Sankara en avait connaissance: «Des responsables de sa sécurité m’en ont parlé, mais ils avaient du mal à le lui faire accepter», confie-t-elle. Et ce n’est pas tout. Interview exclusive.

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AlounaTraoreJamais Alouna Traoré, rescapé du coup d’Etat du 15 octobre 1987, n’avait fait un déballage aussi important sur l’assassinat de l’ancien Président, Thomas Sankara. Pour la première fois, il raconte ce qui s’est passé, ce jour-là, dans la salle de réunions du Conseil de l’Entente, ce que Sankara leur a dit avant de sortir les mains en l’air. Comment aussi le leader de la Révolution d’Août et douze de ses compagnons ont été froidement abattus. Alouna Traoré pointe un doigt accusateur sur la garde personnelle de Blaise Compaoré. Et il cite, sans détour, des noms de militaires qui ont tiré. Il raconte également comment lui, seul survivant parmi ceux qui étaient avec Sankara, a fait le mort et échappé, de justesse, aux balles des mitraillettes. Il n’hésite pas non plus à décocher des flèches sur Blaise Compaoré. Et ce n’est pas tout. Interview exclusive.

 

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mariamLa plainte contre X pour assassinat de Thomas Sankara est-elle définitivement classée ? Non, répond Mariam Sankara, la veuve du Président assassiné. Elle se bat, depuis près de trois décennies, pour que justice soit rendue. Et voici enfin une lueur d’espoir. Le régime Compaoré, issu du coup d’Etat sanglant du 15 octobre 1987, s’est écroulé. Belle occasion pour Mariam Sankara de relancer le dossier. Lorsque nous l’avons contactée, elle a manifesté son entière disponibilité à répondre à nos questions. Elle passe ici au crible des sujets brûlants: l’insurrection populaire du 30 octobre, le processus de transition, l’oeuvre de Thomas Sankara, l’indépendance de la Justice. Et ce n’est pas tout: elle décoche aussi des flèches sur Blaise Compaoré.

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Blaise compEt revoilà l’affaire Thomas Sankara ! Cette fois, c’est le «frère d’armes», l’«ami», le «compagnon de lutte» du leader de la Révolution d’Août qui en parle. Blaise Compaoré en personne. «Thomas est enterré au cimetière de Dagnoën, à Ouaga», affirme-t-il à notre confrère Jeune Afrique (N°2792 du 13 au 19 juillet 2014). Une première ! Jamais en effet le Président Compaoré, au pouvoir depuis bientôt 28 ans, n’avait brisé autant le silence. Et s’il en parle avec autant d’assurance, c’est qu’il sait sans doute beaucoup de choses sur cette affaire brûlante. Il avait pourtant affirmé, au lendemain du coup d’Etat, qu’il était malade, couché, lorsqu’il a entendu les coups de feu. Et voilà qu’au moment où la veuve et les orphelins de Sankara demandent à la Justice une expertise afin de savoir si c’est bien la dépouille de l’ex-président du Faso qui se trouve dans la tombe érigée à son nom par le gouvernement burkinabè, Blaise Compaoré fait une déclaration fracassante. La Justice doit donc impérativement rouvrir le dossier Sankara. Il y a un témoin de taille. Mais pas seulement lui. Bien avant, le Général Gilbert Diendéré avait fait des révélations.

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Ernest Nongma Ouedraogo de l UNIR-PS«Blaise Compaoré a prétendu qu’il était malade lors qu’il préparait un coup d’Etat. Non, il n’était pas malade». C’est Ernest Nongma Ouédraogo, ministre de la Sécurité sous la Révolution, qui le dit. Et il ne s’arrête pas là : «J’ai été choqué, très choqué lorsqu’après le coup d’Etat, le Front populaire, dirigé par Blaise Compaoré, a qualifié Sankara d’autocrate et de ‘traitre’». Dans cette interview, le «Monsieur Sécurité» du Président pendant la période révolutionnaire, se prononce sur certaines questions… toujours brûlantes.

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Boukari kabore

Le Capitaine Boukari Kaboré, commandant du Bataillon d’intervention aéroporté (BIA) de Koudougou, sous la Révolution, s’est farouchement opposé à l’assassinat de Thomas Sankara en octobre 1987. Cet assassinat ne restera pas impuni, prévient-il. «Il y a des témoins vivants qui sont prêts à parler». Et il promet, lui aussi, de livrer sa part de vérité. Dans cette interview, il lâche déjà quelques morceaux: «Le plan était bien tracé. Quand Sankara a quitté le Palais pour aller au Conseil, l’un des éléments qui le suivaient a téléphoné à ceux qui devaient l’abattre. Il leur a dit: ‘’Vers vous l’oiseau !’’. C’est un terme militaire qui signifie que la cible arrive. Et ensuite, du côté de Thomas, il y a eu une communication qui disait à peu près ceci:

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